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Pour une production responsable d’huile de palme

Texte

L’huile de palme a envahi notre quotidien : elle est présente partout, depuis notre margarine jusque dans nos cosmétiques. Sa culture non soutenable peut entraîner la perte de biodiversité, causer le déplacement des populations locales et autochtones et, à une échelle plus globale, l’augmentation des émissions de gaz à effet de serre. C’est pourquoi le WWF se mobilise pour une production durable d’huile de palme.

L’essor de la production d’huile de palme

De la margarine au rouge à lèvres, du chocolat à la lessive, des carburants à l’alimentation animale, l’huile de palme est un composant que nous retrouvons dans un nombre important de produits du quotidien. Largement utilisée par le passé dans des produits alimentaires, l’huile de palme et ses dérivés sont de plus en plus utilisés pour les bio-carburants. En Europe cet usage représente plus de 50% des volumes importés. 

Il s’agit de l’huile végétale la plus produite, consommée et vendue au monde, représentant 40% de la consommation globale d’huiles végétales en 2020. Entre 1990 et 2020, la production d’huile de palme a été multipliée par six pour atteindre plus de 73 millions de tonnes. La production a principalement lieu en Indonésie et Malaisie, qui concentrent 85% de la production mondiale. Le reste est produit dans des pays tropicaux d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine. A l’horizon 2030, la FAO estime que les volumes produits devront être deux fois supérieurs à ce qu’ils étaient en 2000. En Malaisie, la surface des palmeraies ne cesse de s’accroître : elle est ainsi passée de 3,34 en 2000 à 4,86 millions d’hectares en 2010, puis 5,3 millions d’hectares en 2020. La part de surface allouée aux petits exploitants d’huile de palme a été démultipliée sur la même période. Si en 2000 ils possédaient 9,6% des surfaces plantées, ils en possédaient 14% en 2011.

L’huile de palme est polyvalente et très productive. Elle permet de créer des emplois, du petit producteur aux grosses industries, tout en contribuant aux économies locales et nationales. Avec des modes de production durables et une répartition équitable de la valeur ajoutée, elle  constitue pour les populations rurales, une opportunité de sortir de l’extrême pauvreté. 

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C’est la part que représente l’huile de palme parmi l’ensemble des huiles végétales consommées sur la planète (données 2014/2015).

Plantation en terrasse de palmiers à huile (Malaisie)

Les impacts de la production d’huile de palme en Asie du Sud-Est

Malgré les intérêts que présente l’huile de palme, le revers de la médaille est moins reluisant : si elle est produite au mauvais endroit et avec des pratiques non durables, elle détruit les écosystèmes et menace les populations et la vie sauvage, ainsi que le climat global.

En effet, les palmiers à huile se développent le mieux dans des milieux chauds et humides, c’est-à-dire exactement où les forêts tropicales se situent. L’exploitation du palmier à huile détruit l’habitat naturel de très nombreuses espèces comme les orangs-outans, les éléphants ou les rhinocéros, aujourd’hui extrêmement menacés. De plus, l’expansion des activités de production d’huile de palme et les pratiques agricoles qu’elles engendrent ont accru la pollution des sols, des eaux et de l’atmosphère. Par exemple, en 2015, la pratique de la culture sur brûlis a occasionné la production de nuages de fumée, impactant ainsi la santé de milliers de personnes pendant plusieurs semaines.

La plantation de palmiers à huile se fait aussi au détriment des tourbières (écosystèmes stockant d’importantes quantités de carbone), causant ainsi le relargage d’importantes quantités de gaz à effet de serre dans l’atmosphère. Les populations sont également impactées, surtout les communautés qui dépendent de la forêt pour leur subsistance. Pour elles, la déforestation signifie la perte d’une partie de leur patrimoine culturel et de leur alimentation et mène à des conflits avec les grandes plantations d’huile de palme, en raison des déplacements forcés des populations autochtones.
 

90 %

Une plantation de palmiers à huile réduit de 90% au minimum le taux de biodiversité par rapport à une forêt tropicale primaire. 

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