Aires Marines Protégées (AMP)
Ces parcelles de mer et de littoral, protégées en raison de leur importance écologique, sont une des solutions que promeut le WWF pour conserver la biodiversité marine tout en soutenant le développement durable.
L’importance des Aires Marines Protégées
Les mers et les services rendus par leurs écosystèmes constituent un patrimoine naturel exceptionnel. Malheureusement, la pression anthropique et les impacts associés au changement climatique affectent les milieux marins mais aussi les économies nationales et les populations qui en dépendent.
C'est pour réduire ces impacts que les Aires Marines Protégées (AMP) ont été créées. Leur but ? Améliorer la conservation de la biodiversité marine dans les zones qui sont sous leur juridiction.
Les Aires Marines Protégées françaises ont des appellations multiples : Parcs nationaux (Port-Cros, Calanques, Guadeloupe), Parc naturels Marins (Iroise, Golfe du Lion, Mayotte…), réserves naturelles (Bouches de Bonifacio), Parcs Naturels (Mer de Corail)... Depuis de longues années, le WWF soutient la création de ces sites. Ces aires naturelles préservent l’étonnante vie marine, garantissent la subsistance de la pêche, stimulent l’économie locale et permettent aux touristes de découvrir des trésors de biodiversité préservée.
En France, la plupart des AMP sont multi-usages, c’est-à-dire qu’il s’y pratique de nombreuses activités humaines, comme le tourisme ou la pêche, dans le cadre d’une réglementation visant à protéger le milieu des impacts des activités. Dans de nombreuses Aires Marines Protégées, on crée des zones de non-prélèvement dans lesquelles la pêche est interdite. Les poissons grossissent, et ce faisant, produisent de plus en plus d’œufs, qui sont disséminés par les courants aux alentours, contribuant ainsi à la reconstitution des ressources de pêche.
7,4% du bassin méditerranéen est couvert par des Aires Marines Protégées. Mais seulement 0,04% fait l’objet d’une protection forte.
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Le sanctuaire Pelagos
Le sanctuaire Pelagos est un espace maritime faisant l’objet d’un accord entre l’Italie, Monaco et la France pour la protection des mammifères marins. C'est au début des années 1980 qu’émerge l’idée de protéger une partie de la Méditerranée, remarquée par les scientifiques pour sa richesse et ses conditions océanographiques favorables. Créé pour protéger les mammifères marins des pollutions, bruits, captures et blessures accidentelles causées par les activités humaines, ce sanctuaire permet de développer des actions de protection des cétacés et de leurs habitats.
Instauré en 1999, il héberge un capital biologique de haute valeur patrimoniale. De nombreuses espèces de cétacés le fréquentent régulièrement, notamment en période estivale : le cachalot, le rorqual commun et plusieurs espèces de dauphins. Une estimation recense plus de 8 500 espèces animales macroscopiques représentant entre 4% et 18% des espèces marines mondiales, une biodiversité remarquable, notamment en ce qui concerne le nombre de prédateurs en haut de la chaîne trophique comme les mammifères marins.
Le sanctuaire Pelagos a permis de soutenir la recherche et de développer les connaissances sur les cétacés, étape indispensable pour une meilleure protection. Côté français, l’animation des équipes du Parc national de Port-Cros a aussi ouvert de vrais espaces de discussion entre des parties qui n’ont pas toujours vocation à échanger. Scientifiques, pêcheurs, ONG, compagnies maritimes et collectivités territoriales se sont retrouvés régulièrement autour de la table dans le but d'échanger et de confronter leurs points de vue. A l’époque où les filets dérivants étaient encore pratiqués, ces échanges ont conduit les pêcheurs à s’imposer eux-mêmes un moratoire durant la période la plus néfaste.
Des commandants de ferry ont recherché des solutions pour limiter les collisions, des campagnes de sensibilisation ont aussi été menées en direction du grand public. Une charte associe un nombre croissant de communes littorales engagées en faveur des cétacés. L’activité de Whale Watching a été suivie et étudiée de façon précoce et un code de bonne conduite permet d’encadrer ses pratiques.
Il s’agit aussi d’un espace réservé à la concertation, pour que les nombreuses activités humaines déjà présentes puissent s’y développer en harmonie avec le milieu naturel qui les entoure sans compromettre la vie des espèces présentes et la qualité de leurs habitats. Le WWF France a contribué à la création du sanctuaire Pelagos dès l’origine et participe à son animation à travers ses programmes d’études et par sa participation aux groupes de travail thématiques définissant les orientations de sa gestion.
Toutefois, la biodiversité du sanctuaire Pelagos subit la pression combinée de fluctuations naturelles de l’environnement et des impacts des activités humaines. Les collisions avec le trafic maritime constituent ainsi la première source de mortalité pour les mammifères marins.
Le sanctuaire Pelagos s'étend sur une superficie de 87 500 km².
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