Orang-outan
Le nom « orang-outan » vient du malais orang hutan, qui signifie littéralement « homme de la forêt ». Ce grand singe a élu domicile à la cime des arbres et parcourt inlassablement la canopée à la recherche de fruits, de feuilles et d’insectes.
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Le nom « orang-outan » vient du malais orang hutan, qui signifie littéralement « homme de la forêt ». Ce grand singe a élu domicile à la cime des arbres et parcourt inlassablement la canopée à la recherche de fruits, de feuilles et d’insectes.
Les orangs-outans, qui comptent trois espèces, présentent une fourrure rougeâtre hirsute et des mains et pieds capables de préhension. Leurs bras puissants sont plus longs que leurs jambes et peuvent atteindre 2 mètres. Ils sont capables de toucher leurs chevilles lorsqu’ils se tiennent debout. Les mammifères passent la majeure partie de leur temps dans les arbres en quête de nourriture.
Les orangs-outans vivent dans les forêts primaires et secondaires. Bien qu’on les retrouve à plus de 1 500 mètres au-dessus du niveau de la mer, ils vivent pour la plupart dans les zones de basses terres et préfèrent les forêts de vallées fluviales ou les plaines inondées.
Les orangs-outans étaient autrefois largement répartis dans l’ensemble de l’Asie du Sud-Est, s'implantant même jusqu'au sud de la Chine et jusqu'au sud de l’île indonésienne de Java. Mais aujourd'hui, la présence de ces grands singes d’Asie se limite à deux îles, Bornéo et Sumatra.
Avec un nombre d’individus ayant drastiquement diminué au siècle dernier et une pression humaine en constante augmentation, ils pourraient être amenés à disparaître en milieu naturel dans les prochaines décennies.
Orang-outan de Sumatra (Pongo abelii)
Orang-outan de Bornéo (Pongo pygmaeus)
Orang-outan de Tapanuli (Pongo tapanuliensis) - Cette espèce a été découverte en novembre 2017 dans la région de Batang Toru au Nord de Sumatra en Indonésie.
Dans les forêts humides des plaines, forêts de marais et de tourbière en plaine, parfois jusqu’à 1 500 mètres d’altitude, au Nord de l’île de Sumatra (Indonésie) et de Bornéo (Malaisie et Indonésie)
Orang-outan de Sumatra : 14 500 individus
Orang-outan de Bornéo : 104 700 individus
Orang-outan de Tapanuli : 800 individus environ
De 1,10 m à 1,40 m environ
De 40 à 90 kg
Principalement frugivore (durians, fruits du jaquier, mangues, litchis, mangoustans, figues) mais se nourrit aussi de feuilles, lianes, jeunes pousses et petites proies animales (termites, fourmis, contenu des nids d’oiseaux)
En danger critique (UICN)
Classés à l’Annexe I de la CITES
Que fait le WWF pour l’orang-outan ?
Depuis les années 1970, le WWF travaille à la conservation de l’orang-outan, en partenariat avec des groupes locaux et internationaux, y compris des instituts de recherche, des universités, des organismes gouvernementaux et des collectivités locales.
Nous travaillons à Bornéo et à Sumatra pour garantir la bonne gestion des zones protégées et de paysages forestiers plus larges reliés par des couloirs. Nous faisons également la promotion d'une production responsable d’huile de palme. En 2004, le WWF a participé à l'organisation d'une table ronde sur les méthodes de production d’huile de palme durable, qui garantit que les bénéfices soient rendus aux populations locales et que les forêts dites à « haute valeur de conservation » ne soient pas détruites en faveur de plantations de palmiers à huile.
Nous menons des partenariats avec les sociétés d’exploitation forestière pour atténuer les impacts négatifs sur les habitats et les populations d'orangs-outans. Par exemple, des études montrent que les orangs-outans de Bornéo peuvent subsister dans des forêts exploitées si l’impact des activités est réduit. La coupe sélective, la conservation des arbres fruitiers et le contrôle de la chasse sont des exemples de mesures tangibles.
Nous travaillons également avec TRAFFIC (réseau de surveillance du commerce de la faune et de flore sauvages) pour aider les gouvernements à appliquer des restrictions sur le commerce des animaux vivants et des produits issus des orangs-outans grâce à des initiatives visant la criminalité liée aux espèces sauvages. Nous aidons aussi les orangs-outans à échapper aux trafiquants.
Enfin, nous travaillons avec les gouvernements, les collectivités et les propriétaires de plantation pour réduire les conflits entre les humains et les orangs-outans via l'élaboration de méthodes pratiques pour éloigner les grands singes des cultures.
En 2007, le WWF a mené des actions de plaidoyer pour que les gouvernements des trois pays de l'île de Bornéo (Brunei, l'Indonésie et la Malaisie) fassent une déclaration historique mettant en avant une vision commune pour la conservation et le développement durable des 22 millions d’hectares de forêt dans la région centrale de Bornéo. Cette initiative vise à construire un réseau de zones protégées et gérées durablement, où la chasse illégale et le braconnage sont interdits.
Bonne nouvelle du réseau
Parce que notre travail n'est jamais vraiment terminé, on peut parfois oublier de célébrer nos victoires. Pourtant, quel que soit le projet, chaque avancée, même infime, demeure essentielle. C'est pourquoi nous prenons le temps de s’attarder sur une bonne nouvelle, un succès, un répit, pour mieux reprendre le combat ensuite.
Réserve de Bukit Piton, Malaisie. La restauration d’une forêt indigène porte ses fruits. La population d’orang-outan se stabilise et conquiert même de nouveaux espaces. Petit à petit, l’espèce reprend ses droits.
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